Problèmes fréquents au Malawi

Comme je vous l’ai expliqué dans l’un de mes billets précédents, j’essaie de mettre en place un processus de vérification efficace pour savoir si les gens dans les villages respectent certains critères d’hygiène de base (utilisation d’une toilette, d’une station pour se laver les mains, etc.) Ce processus de vérification qui sera implanté de manière permanente («changement systémique» pour mes amis d’ISF qui lisent ce blog) a pour but de pouvoir suivre le progrès effectué par les différents villages et de pouvoir leur offrir de l’information, de l’encouragement et du support technique.

Jusqu’à maintenant je fais face à des problèmes auxquels je n’ai jamais eus à faire face dans les emplois ou les stages que j’ai occupés auparavant au Canada. (Habituellement, je dis «Québec», mais je me suis habitué à dire «Canada» depuis que les gens au Malawi me demandent d’où je viens. Certains pensent même que le Canada est un état des États-Unis, alors vous comprendrez pourquoi je ne mentionne même pas le mot «Québec».)

Voici quelques problèmes rencontrés :

Premier problème : Ce sont des leaders des différents villages qui ont la responsabilité de visiter chacune des maisons à tous les mois pour faire la collecte de données. Depuis mon arrivée au centre de santé dans lequel je travaille, je me demandais pourquoi je n’avais aucune donnée pour certains villages. J’ai appris tout récemment que les leaders n’ont pas de feuilles de papiers pour écrire les données… Et même au centre de santé, nous n’avons que 7-8 feuilles froissées et 3-4 crayons qui ne fonctionnement plus ou moins… Alors, impossible de les aider.

Deuxième problème : Au Québec, c’est très rapide d’informer un très grand nombre de gens rapidement (au travail, les emails sont utilisés et sinon il y a facebook ou le téléphone). Mais, ici en Afrique, quand vient le temps de coordonner les différents acteurs afin de m’assurer de recevoir les données pour une date bien précise, c’est très difficile. Les gens ont tous des cellulaires, mais ou bien il n’y a pas de réseau ou bien ils n’ont pas de « talk time » sur leurs téléphones. Alors, ça prend une semaine pour informer tout le monde et une fois rendu au vendredi, l’information a changé et il est nécessaire d’informer à nouveau ceux que l’on a contactés ou rencontrés le lundi…

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