Trek du Tour des Annapurnas

Au Népal, il y a 10 des plus hauts sommets du Monde. Il est donc difficile de s’imaginer l’ampleur de ces montagnes et le genre de pays. Pour cela, il faut y aller !

Il y a deux fameux treks au Népal qui se font la concurrence à savoir lequel est le meilleur. Le camp de base de l’Everest et le Tour des Annapurnas. Le camp de base de l’Everest est fameux par le simple fait qu’on puisse y voir le sommet du monde. Sinon, il consiste en un aller-retour, incluant un vol d’avion pas fiable. Cela dit, le Tour des Annapurnas attire aussi des milliers de touristes pour ses panoramas impossibles, l’authenticité de ses villages et la boucle qu’il complète au lieu d’un aller-retour.

Basés à Pokhara, il est aussi plus accessible et moins onéreux d’accéder au Tour des Annapurnas. Cela dit, on a pris la route pour ce fameux Trek après deux journées de magasinage d’équipements !

Pour donner un portrait global, il faut savoir que le trek fait vraiment le tour du Massif des Annapurnas, comptant un sommet de 8000m et plusieurs 7000m. Le départ se fait du côté est du massif et longe majoritairement la vallée de la rivière Marsyangdi. Une rivière tumultueuse aux eaux turquoise opaques. L’ascension se fait graduellement jusqu’à atteindre le col de Thorung La, à 5416 m. De là, il est possible d’entreprendre la descente pour boucler la boucle par le versant ouest. La boucle entière prend autour de 21 jours sans pépins. Il est toutefois possible de faire des bouts de chemin avec les transports locaux, particulièrement une fois que le col est traversé.

Cet article est donc présenté sous forme d’un journal quotidien, depuis le jour où nous avons quitté Pokhara jusqu’au retour à la civilisation avec une expérience inoubliable en tête ! Bonne lecture !

Jour 1 : Un détour à la ferme !

Eh oui, pourquoi pas un « Namaste » improvisé à la ferme avant la grande aventure ? Ce n’était pas sur notre chemin, mais ça valait la peine. Ils étaient tous bien surpris et nous étions contents. En plus, après notre brosse de Shivarathri, un 4 quatre heures de marche étaient amplement suffisantes. Nous avons dormi dans un super guest house familial, dont les locaux qui étaient bien impressionnés qu’on lave notre linge à la main. Le lendemain, on prenait la route pour Besi Sahar !

Jour 2 : Vers Besi Sahar sous la pluie !

Après trois œufs, trois chapatis, la folie des bus commence. Premier tronçon en moto privée gratos, yeah ! Ensuite, une petite demi-heure vers Talchowk pour un premier transfert. Deux trois petits morveux ont essayé de nous vendre des tickets à 600 Rs pour finalement  accepter un maigre 150 Rs jusqu’à Dumre (2 heures). À Dumre, en attendant notre bus pour Besi Sahar, on s’est claqué un putain de bon Daal Bhat avec du Saag à l’aneth. Le serveur n’aimait pas trop les Anglais, qui sont racistes selon lui. Après ce bon diner, un dernier 2½ heures typique vers Besi Sahar. Deux fois trop de monde, des poules, des enfants qui pleurent, des énormes bosses avec une suspension finie depuis 10 ans et nos sacs sur nos genoux. On était bin zen quand même, sauf Maude vers la fin. Vers 16 :00, enfin arrivés au lieu de départ officiel du Tour des Annapurnas. On marche et on se sent au Népal. Des échoppes pêle-mêle, que des guest house « trash », trop de banques pour l’économie locale, mais surgit soudain un « Resort » impeccable ! On a eu assez d’audace pour rentrer là avec nos sacs à dos défraichis et notre linge sale. Finalement ce n’était pas si cher et nous sommes restés là. Meilleure chambre au Népal à date. On s’est même sentis ailleurs le temps d’écouter Eurotrip. Après, on s’est mis propre et on a fait comme la fin d’Eurotrip.

Jour 3 : Un petit 22 km pour casser la glace !

àBesi Sahar – Ghermu

à760 m – 1130 m

à22 km

Après un bon déjeuner, la vraie marche a commencé à 8 :00. Nous avons vu quelques pics glacés durant les premières heures. En 2½ heures, on s’est rendus à Bhulbule pour prendre un premier Daal Bhat de trekking sur le bord de l’immense rivière Marsyangdi. On a d’ailleurs longé cette rivière aux eaux turquoise impossibles. Après le diner, on a fait notre première grosse montée de 8 km en deux heures seulement pour arriver à Bahundanda. Belle place sur la crête d’une montagne où P-A pensait voir son ancienne belle-mère. Après un check post de police et un immense pot de Masala Tea pas buvable, nous avons entrepris la descente vers Ghermu. Encore de spectaculaires vues sur des rizières étagées au soleil descendant. Toujours aux abords de la rivière, on a tranquillement longé un ravin avant d’atteindre notre premier arrêt de trek. Bonne douche chaude au sceau, étirements et le Daal Bhat est arrivé suivi d’une… tarte aux pommes ! Bref, un super commencement qui nous fera rêver du reste à venir !

Jour 4 : Un 5 heures plus difficile que prévu.

à Ghermu – Tal

à1130 m – 1700 m

à 12 km

Une Maude et un P-A qui partent crinqués avec la nette intention de dépasser le village de Tal. Le ciel était bleu parfait et le soleil a été bon tout le long de la marche. Le trek était tranquille et essentiellement sur la route des Jeeps. Après être descendus rapidement à Syange après le déjeuner, on a traversé Jagat et rejoint Chyamche tout en s’enfonçant dans une imposante gorge. Pour diner, quoi de mieux que des enfants tout nus, une femme qui allaite et un serveur qui nous quête des plasters au travers d’un macaroni et d’un Daal Bhat. Cela ingérer, allons profiter du soleil à Tal avec la conscience tranquille d’avoir fini notre journée. Après une petite descente, on traverse encore la Marsyangdi pour trekker la rive est. Du bon « up and down » jusqu’à un premier point de vue impressionnant ; gorge d’au moins 500 mètres, jonction de la Myardi dans la Marsyangdi en énormes chutes et cascades et des pics blancs au fond des deux gorges. Ensuite, une autre bonne descente au niveau de la rivière alors plus calme. Le dernier tronçon jusqu’à Tal a été difficile. Nous n’avions plus de jambes et ça devait avoir un dénivelé proche de 400 mètres. Quelques pas après avoir franchi le portique de bienvenue du district de Manang, une plaine parfaite serpentée par la Marsyangdi surgit de nulle part. Voilà enfin arrivés ! Pour être certains d’exagérer, on s’est commandé un deux litres de Masala Tea, des Momos, et des spring rolls comme collation à 16 :30.

Jour 5 : Une belle surprise !

à Tal – Timang  

à1700 m – 2270 m

à 10 km

Départ un peu tardif ce matin dans le paisible village de Tal. Deux œufs et deux chapatis au son de la chute toute près et on part vers 9 :00. On n’a pas fait cinq minutes avant un premier arrêt de 45 minutes. Nous nous sommes approchés de la rivière Marsyangdi pour la première fois sans risquer notre vie dans les ravins. La raison était de toucher à l’eau, mais finalement on a cherché et trouver plein de belles roches fortement minéralisées et Maude a pris du sable pour sa collection. Ensuite, on a pris un bon rythme jusqu’au diner. À partir du pont, un beau chien nous a suivis pendant deux heures et a même traversé un territoire fortement défendu pour rester avec nous. Un peu de marche sur la rive est avant de traverser la rivière pour prendre la route des Jeeps à nouveau. On a filé au travers de Karte pour s’arrêter rapidement à Dharapani où nous avons pris un café avec des gars d’Israël et fait vérifier nos permis de l’ACAP. Une heure plus tard, on s’est arrêté à Bagarchap pour le Daal Bhat du midi. Le premier groupe qu’on a rencontré était là, dont la fille qui a beaucoup trop exagéré sa réaction devant sa soupe à l’ail.

Tout le monde qu’on a vu pensait s’arrêter à Danacul. Nous, on veut aller à Timang ! Toute qu’une montée passé Danacul ! 1½ de marche intense. Mais là, c’était fabuleux. Les véritables points de vue commençaient, mais en plus, nous étions dans une riche végétation tellement exotique que nous avions l’impression d’être dans Avatar. Comme si notre montée ne suffisait pas, nous avons décidé d’aller nous perdre dans une trail complètement opposée à notre direction ! Là aussi la végétation était extraordinaire. Maude a d’ailleurs profité de l’épais couvert végétal pour y déposer d’énormes quantités de fertilisants inconnus.

Après cette aventure, une dernière heure de marche à tâtons et nous étions rendus à Timang. Super village dans une vallée entourée de sommets enneigés. Comble de l’histoire de rêve, nous sommes débarqués dans un guest house dont nous étions les premiers clients de l’histoire ! On a profité de la chaleur du feu tout le long de la préparation du Daal Bhat avant de se régaler. Super nuit confortable dans une belle chambre.

Jour 6 : La première neige.

à Timang – Chame  

à2270 m – 2670 m

à 12 km

Le premier regard à l’extérieur ce matin en ouvrant les yeux était féerique. Le ciel bleu parfait derrière le Manaslu avec le soleil levant…bon moment pour relaxer et prendre longtemps le déjeuner. Départ à 10 :30 et arrivée à 13 :00 à Chame. La marche était tranquille et nous avons rencontré un sympathique groupe « international ». Des Français, des Lituaniens, un Anglais et un Hollandais. Nous avons pris le diner avec eux et nous nous sommes ramassés au même guest house. La température a rapidement changé de puissant soleil à brume et neige. Au moins, l’Annapurna II nous aura dit bonjour avant de nous souhaiter bienvenue en montagne et disparaître sous la tempête de neige. Une belle après-midi relaxe à siroter un immense pot de thé à la menthe fraîche. Maude a même réussi à régler ses putains de dossiers académiques grâce à une connexion internet inespérée. Après un souper très moyen, au lit !

Jour 7 : Retour en hiver !

à Chame – Pisang  

à2670 m – 3200 m

à 14.5 km

Réveil à 6 :45 alors que nous avions commandé notre déjeuner pour 6 :30. Pas grave. La température était parfaite aujourd’hui. Le parcours était relativement plat et enneigé. C’était sublime l’Odeur de pin, la neige, les montagnes et la goutte au nez. La vue sur la paroi rocheuse recouverte de neige du Paungda Panda était impressionnante. Aussi, pendant le diner dans le village de Dhikur Phokari, la vue sur l’Annapurna II n’était pas possible. Un sommet de 7937 m à moins de 10 km de nos têtes ! Grandiose. Nous sommes restés à Pisang pour l’après-midi et la nuit avec le groupe. Les premiers symptômes de mal des montagnes sont apparus chez P-A et la Lituanienne. Maude, en plus de ses diarrhées subites, est aux prises avec une douleur au mollet droit. On relaxe et on s’acclimate. Qu’est-ce que vous faites les young ? On s’acclimate tabarnak ! On a bu du thé et soigné le mollet à Maude, sans compter une sieste de deux heures. Un autre bon Daal Bhat pour souper et dodotime.

Jour 8 : Grosse journée payante !

à Pisang – Manang  

à3200 m – 3540 m

à 19.5 km

Premier matin qu’on réussit à être efficace pour partir à 7 :30. P-A a passé une nuit de merde et a un putain de rhume, mais Maude à la dynamite au cul (pas la diarrhée). Une cristie de chance, car on a fait face à notre première vraie montée en altitude. Seulement 600 mètres, mais on commence à sentir le manque d’oxygène. Nous sommes partis de Lower Pisang pour nous ramasser direct à Ghyaru à un bon 3730 mètres d’altitude. Mais là, mais là…mais là c’était au boute ! On avait encore un ciel parfait et la vue sur l’Annapurna II et les environs était sans mots. Les deux, on ne s’attendait jamais à voie de tels paysages dans notre vie. Comble de la démesure, l’Annapurna II nous a même permis de voir une avalanche ! Elle était très loin, mais on voyait vraiment la neige descendre et la poudreuse s’envoler. Après Ghyaru, on a pris la route pour Nawal, un peu plus bas, et avons devancé notre groupe d’amis. Flor ne feelais pas pantoute d’ailleurs, surtout quand son fidèle cabochon Richard l’attendait au sommet avec sa GoPro et qu’elle pleurait. Toujours dans d’éblouissants paysages, après le Daal Bhat à Nawal, nous prit une puissante descente pour se ramasser dans une drôle de vallée. Il semblait y avoir un épais couvert de sable dû à l’érosion des montagnes arides à gauche. Que de petits sapins et arbustes…et des Yaks ! Eh oui, nous sommes enfin arrivés au pays des Yaks, ces grosses vaches  courtes sur pattes avec une drôle de binette. Après un autre épisode d’égarement, nous avons enfin trouvé la route principale vers Manang. Après un dernier laborieux deux heures de marche, nous avons enfin foulé le pied dans le mystique village de Manang. Un gros 19,5 km aujourd’hui, dont une grosse montée. Nos corps sont épuisés, mais le mal des montagnes va bien. On se pose à Manang pour au moins deux trois nuits pour récupérer et faire des ascensions d’acclimatation. Repos bien mérité aujourd’hui !

Jour 9 : Repos à Manang

àManang

à3500 mètres

à0 km

Après la grosse d’hier, la grâce mâtinée jusqu’à 7h45 dans notre petit chalet privé chauffé par le lever du soleil. Bon pour le moral de Maude et P-A. Petit matin bien tranquille avant de redescendre à Braga pour jouer avec des chevaux et des drôles de chèvres dans un décor de rêves. Retour à Manang pour dîner sur une terrasse ensoleillée et manger, entre autres, un gâteau forêt-noire et une solide pointe de croustade aux pommes. Un petit peu de lavage, un semblant de douche et du bon soleil que l’après-midi a filé. Deuxième nuit à Manang, on se sent bien.

Jour 10 : Bonne ascension pour s’acclimater

àPoint de vue

à4200 mètres

Un autre matin tranquille dans notre cabane de bois à 3500 m d’altitude à Manang. Seule mission du jour : monter le plus haut possible et redescendre question de s’acclimater pour la prochaine ascension de demain. Nous avons donc pris la route menant à un lac glacé à 4600 mètres d’altitude. Après une petite marche tranquille vers Braka, quelques « Namaste » et des rencontres inopinées avec des animaux, on s’est rapidement souvenu que l’air est déjà plus rare à 3500m. Il faut vraiment monter lentement, car on s’essouffle rapidement et on se sent épuisés. Ça n’a pas été long que la vue devenait de plus en plus époustouflante sous le soleil matinal. La beauté de la vue a culminé vers 4100 mètres où on avait un panorama de la paroi rocheuse du Paungda Panda (vue entre Chame et Pisang) jusqu’aux montagnes cachant le col de Thorung La. On avait les Annapurnas 2, 3, 4 et le Ganggapurna, dépassant tous le 7500 mètres avec leur dénivelé impossible et leurs multiples arêtes excentriques. On a continué un peu l’ascension jusqu’à ce que la Maude Nationale exprime son point de non-retour sur un ton indiscutable ; bon, on redescends-tu ?!?! P-A a donc continué juste pour dire et on a ensuite repris la route vers le bas. C’était quand même un bon 700 mètres. Cela fait, on s’est claqué un puissant Daal Bhat, une croustade aux pommes et une tranche de fromage de yak avant de ne faire à peu près rien de notre après-midi. Les nuages sont arrivés vers 15 :00 et ont commencé à libérer une petite neige folle vers 17 :00. À voir si on prend la route demain !

Jour 11 : La vraie ascension qui commence !

àManang – Yak Kharka

à3540 m – 4050 m

à 9 km

Après un troisième matin à Manang, il est grand temps de partir pour la partie difficile du trek ! Départ plutôt tardif, mais nous avons rejoint le groupe d’amis rapidement. Une bonne grosse avalanche a permis à Maude de partir en confiance et de bonne humeur. Au point que quelques longues minutes bien tendues après le départ, une bonne crisette faisait surface. Après s’être parlé et écouté comme des grands, on s’est dit des belles choses et avons continué. On a fait un arrêt dans un beau village après la majeure partie de l’ascension. On a flaubé un gros 500 Rs dans un excellent fromage de yak avant de reprendre la route pour Yak Kharka (4000 m.). Passé le village, le sentier était plat et les paysages complètement sauvages. Nous avons malheureusement perdu le sympathique Richard et sa difficile Flore. Elle n’allait vraiment pas bien et il était temps qu’elle l’accepte selon nous. On a ensuite marché très lentement avec Éric qui avait des maux de tête pour finalement arriver à destination du jour à 14 :00. Un excellent guest house qui fait enfin un bon Daal Bhat. Belle après-midi discussion tournant principalement autour du mal de l’altitude et des étapes à venir de l’ascension. Soirée on ne peut plus tranquille en prévision de demain !

Jour 12 : Le calme avant la tempête !

àYak Kharka – Thorung Phedi

à4050 m – 4450 m

à 6 km

Réveil relativement froid ce matin à Yak Kharka, mais ça passe. Le ciel est bleu et l’énergie suffisante pour l’avant-dernière étape. Une ascension d’environ 400 mètres aujourd’hui pour s’assurer d’éviter le mal des montagnes. Nous avons grimpé très lentement de 8 :00 à 13 :00. Ça c’est très bien fait. Nous avons encore longé le col de la rivière dans un décor complètement sauvage. Nous avons vu des chevreuils, des yaks, une belette caramel et quelques immenses oiseaux charognards. Le parcours dans le versant ouest de la rivière était plus dangereux aujourd’hui. La mort nous a même salués en faisant débouler deux roches de la grosseur d’un ballon de handball (dia.≈ 20 cm) à proximité de nos fragiles têtes. C’était une zone de glissements de terrains, mais de courte durée… D’ailleurs, nous sommes arrivés à Thorung Phedi juste après ce tronçon. De là, nous avons vu le chemin qui nous mènera probablement au col (5416 mètres) demain. On a relaxé et pratiqué notre anglais toute l’après-midi. Cela dit, le départ devrait se faire vers 5 :00 AM demain matin !

Jour 13 : On éclate Thorung La !

àThorung Phedi – Muktinath

àMontée : 4450 m – 5416 m

àMontée : 6 km

àDescente : 5416 m – 3800 m

àDescente : 10 km

La nuit avant le grand jour n’aura pas été la meilleure ; beaucoup trop froid, un rat qui mange notre fromage dans le sac à Maude, un chien qui jappe trop longtemps et une pisse à -15°C. Tout pour se lever à 4 :30 AM, enfilé notre kit de « grimpeurs professionnels » et attaquer cette grande journée. Le début de la marche a commencé à 5:00 dans le noir quasi total. On se croyait au relais pour le cancer avec la cinquantaine de trekkeurs qui montaient avec leur frontale allumée. La première était de se rendre au High Camp à 4925 mètres. La montée entre Phedi et le High Camp (500m) se faisait sur un kilomètre de distance. Ça fait que ça ne monte pas à peu près. Et là c’est vrai que l’oxygène commence à être rare. Tout de même, on a réussi a monté au High Camp en 1 :20 pour prendre notre déjeuner là-bas. En fait, on avait emmené un sac de Muesli qu’on a mélangé avec de l’eau et du lait en poudre. Le soleil s’est finalement levé entre temps, nous laissant admirer une météo pas trop rassurante pour le reste à faire ; c’était la seule journée nuageuse depuis le début du trek. Peu importe, ça n’a pas été long que nous avons repris l’ascension, car les pieds commençaient à nous geler solide. Il restait un 500-600 mètres à parcourir sur environ 5 km. 5 km en altitude, ça ne se fait pas en 25 minutes. La montée était toutefois beaucoup plus douce qu’à partir de Phedi. Une fois quittés le High Camp, nous avons probablement longé un ancien glacier, car la roche était sculptée en demi cylindre parfait. Nous avons ensuite traversé un pont aux allures d’aventures extrêmes pour grimper sur l’autre côté de ce demi-cylindre. De là, il neigeait déjà un petit peu. Dommage pour la vue, mais le sentiment d’expédition extrême, lui, a décuplé. Les premiers symptômes de mal des montagnes ont frappé P-A pas longtemps après le pont. Le reste de l’ascension a donc été encore plus lent. C’est incroyable à quel point il devient difficile d’avancer. C’est presque une respiration par pas, et ça suffit tout juste. P-A a d’ailleurs porté plus attention à sa respiration pour essayer de stabiliser les symptômes qui augmentaient. Maude, chargée officielle de l’hydratation, n’a eu aucun problème. Quelle femme forte ! Plus ça allait, plus P-A commençait à peut-être envisager un retour quasi d’urgence ; bon mal de tête, étourdissements, points noirs et lèvres bleues. Mais non ! On a finalement réussi à atteindre ce puissant 5416 mètres qui nous permettra enfin de descendre vers Muktinath. Il était 9 :40 à l’arrivée au sommet. Le froid et le vent étaient vraiment glaciaux. Il y avait une mini-cabane à Thé et le monument indiquant le franchissement du col, entourés de milliers de drapeaux tibétains.

L’arrivée est spectaculaire, surtout cette journée-là. Avec la température, c’était difficile de voir loin et d’anticiper quand sera la fin du versant menant au sommet du col. Cela dit, le monument du sommet est apparu spontanément après la dernière montée plus abrupte, libérant un paquet d’endorphines dans nos jambes. Le stress tombé, la joie, la fierté et l’euphorie nous ont envahis, laissant même quelques larmes tombées sur nos joues glacées, alors l’un contre l’autre, les sac à dos au sol.

Une fois les photos prises et la vidéo filmée, nous avons repris en charge nos émotions pour attaquer la longue descente de 1600 mètres vers Muktinath. Il ne fallait pas trop tarder, car  les symptômes de P-A n’étaient pas rassurants. Le début n’était pas trop abrupt. La neige était de plus en plus intense. Au moins, on voyait des poteaux de métal indiquant le chemin de la descente. Ça a probablement pris près d’une heure avant que les symptômes se calment et que la météo soit plus douce. Rendu là, le plaisir fou a commencé. En plus d’être euphorique d’avoir réussi l’ascension, il y avait assez de neige et de dénivelé pour se laisser glisser! Quel beau cadeau bien mérité. On a dû glisser sur nos hanches et nos fesses près de 75% de la descente. Un vrai retour à l’enfance pour le québécois! On a shifté tous les Français et les vieux Australiens mal habiles avec leurs bâtons de marche qui s’entêtaient à rester debout. La glissade nous a donc permis de se rendre à Muktinath en un temps record de huit heures. Nous sommes arrivés à 13h00 dans le coin des Guest House, où une belle chambre et une douche d’eau chaude nous attendaient. À Muktinath, nous étions à 3700 mètres. Le paysage était complètement différent. Nous étions dans le district du Mustang, qui s’étend jusqu’à la frontière du Tibet au nord de Muktinath. Les montagnes sont désertiques et le sol est beaucoup plus sablonneux que rocailleux, contrairement à l’autre côté de la passe. Le climat est dû au massif de l’Annapurna qui bloque littéralement les précipitations. Nous avons donc pu relaxer dans l’après-midi, se permettant même une bière au travers des éclaircis nuageux. Les gens que nous connaissons ont commencé à arriver vers 15h00-16h00, dont nos amis Éric, Neil, Aida et Rainas qui ont tous réussi la passe. Nous avons donc festoyé ensemble jusqu’à 19h00 au Bob Marley hôtel avant de retourner souper dans le nôtre. L’extrême fatigue nous a ensuite tirés au lit après notre bon burger au Yak, pour nous laisser sombrer dans nos rêves de trekking dans l’Himalaya.

Jour 14 : En route vers le bas !

àMuktinath – Tatopani

à 3800 m – 1190 m

Après une bonne nuit réparatrice et un putain de gros déjeuné, il est temps pour une autre aventure! Ça a commencé par une ride de Jeep de Muktinath à Jomsom dans des paysages isolés de sable et d’immenses montagnes. Nous étions que 3 passagers dans le Jeep. Nous deux et un gars qui n’a pas parlé du voyage jusqu’à ce qu’il se souvienne qu’il n’avait pas d’argent pour payer sa ride. Ce pauvre imbécile n’a donc pas eu le choix de nous solliciter un 710 Rs (7$ can.), promettant qu’il trouverait un ATM pour nous rembourser à Jomsom. Comme si ce n’était pas écrit dans le ciel, ce tout croche représentant de la Russie n’a jamais réussi à sortir d’argent avec sa carte de boîte de céréales. Bref, une bonne action qui vire mal, car on était en colice après son monde de pouliche, mais dans le fond on le savait d’avance… Cela dit, on a traversé Jomsom et prit un bus plein à craquer à la dernière minute tellement que Maude a failli le manquer pour un pipi. La descente jusqu’à Ghasa a été infernale! Ça brassait pire que « le Monstre » à la Ronde de Montréal et poussiéreux à mourir. Au moins, on s’est rendu vivant et avons trouvé un charmant coin de table où manger un excellent Daal Bhat. De Ghasa, le transport était plus abstrait. Il a fallu de longues négociations pour finalement partir 11 personnes dans un Jeep, dont un groupe religieux de jeunes Américains dans doute tous puceau, convoitant la même seule fille cute de leur groupe. C’était donc notre dernier Jeep pour se rendre à Tatopani. L’air est si riche et humide ici! Outre le mal de fesses et de seins, la journée était fantastique. Nous avons traversé une panoplie de panorama. On a enfin vu l’Annapurna I à 8091 mètres et le Dhaulagiri à 8172 mètres! Deux-huit mille aujourd’hui ! On se pose à Tatopani pour deux nuits pour profiter des sources d’eau chaude demain!

Jour 15 : Repos à Tatopani

Levé du corps tardif accompagné d’un déjeuner de champion ce matin. Seul programme de la journée ; se refaire les muscles et le moral, puis se détendre aux sources d’eau chaude. Après un léger et savoureux dîner, nous sommes partis à la recherche de ces fameuses « hot spring » pour finalement trouver un set-up vraiment de base, mais qui faisait la job. On a rencontré 3 Finnois bien chauds, un couple des Pays-Bas dont la fille qui va faire le marathon sur la muraille de Chine et un mexicain qui a suivi des cours de français à Montréal avec une fille de Chicoutimi, sans compter le petit gars aux prises avec une érection et la bande de Népalais qui mangeaient la fille en Bikini avec leurs yeux. Heureusement que Maude était habillée! Sinon l’eau était chaude et on était très bien. Soirée très relaxe, sauf le Népali Thali de feu qu’on s’est clenché!

Jour 16 : Aweille par en haut encore !

à Tatopani – Ghorepani

à 1190 m – 2870 m

à 14 km

Après deux grosses journées de repos, quoi de mieux que de recommencer à monter les petites montagnes de l’Himalaya. Notre descente de 1600 m de la passe à Muktinath était impressionnante, mais on s’est dit qu’on pourrait faire pire et à l’envers! Cela dit, nous sommes partis de Tatopani ce matin avec dynamite au cul! Une chance, car le programme de la journée était de passer de Tatopani (1200 m) à Ghorepani (2870 m) en 14 km. Il y avait donc en puissant dénivelé toute la journée. En début de marche, nous avons quitté la vallée de la Kali Kandaki pour s’enfoncer dans les montagnes à l’est de Tatopani. Le panorama n’était pas à tout casser, surtout que l’air est beaucoup plus opaque en raison de la poussière et des feux de forêt contrôlés. Par contre, il y a plus de population dans cette région et les villages sont vraiment pittoresques. Aussi, le sentier est super beau! L’ascension était facile jusqu’au diner et même jusqu’à Chitre. De Chitre, il restait théoriquement un kilomètre  pour Ghorepani, mais 520 m de dénivelé. Ayant déjà monté plus de 1100 m, ce dernier tronçon était plus laborieux et les sacs sur nos dos semblaient avoir doublé de poids. Peu importe, on a finalement atteint ce charmant village reposant sur une crête de montagne. Comme si l’ascension du jour n’était pas suffisante, on s’est ramassé à l’hôtel le plus haut du village et à l’avant-dernier étage! Après un Daal Bhat, exagérément gros, on est allé passer la soirée à lire nos nouveaux livres dans un Presse Café édition Népal. Maude se lance même dans un livre en anglais! Ensuite, repos bien mérité dans notre « Top Hill Hôtel ».

Jour 16 : C’est la véritable fin du Trek !

à Ghorepani – Naya Pul

à 2870 m –  1070 m

à 11 km

Durant ce tranquille matin à Ghorepani, une drôle d’idée nous est venue en tête lors du déjeuner. Nous avons « catché » qu’il était possible de se rendre à Naya Pul en une journée d’où nous étions. Nayapul étant le point final du Tour des Annapurnas. Un peu ramollis par la grosse ascension de la veille et l’excitation de fêter Holi à Pokhara, ça n’a pas été long de se rendre compte qu’il était temps de rentrer pour nous. Cela dit, nous sommes partis à la descente de cet immense 1600 mètres que nous avons monté la veille, mais dans l’autre sens et avec 200 mètres de plus. Une journée complètement épuisante, mais qui sent la fin. Aujourd’hui, les Népalais étaient festifs et d’une humeur impeccable. Le Népal célébrait la fête de Holi. C’était magique. Nous ne savons rien de l’origine de la fête, mais elle consiste en plusieurs célébrités, dont les fameuses couleurs. Tout le monde a le droit de « beurrer » tout le monde avec des petits sachets de poudre colorée. Ainsi, tout au long de notre descente, nous avons eu droit à de belles petites mains d’enfants colorées sur nos visages et notre linge ! C’était adorable. La descente était sérieusement abrupte durant les 3 premières heures pour ensuite se stabiliser sur une route carrossable. Le dernier tronçon était particulièrement long, mais plus animé de village. Nous avons finalement atteint Naya Pul vers 16 :00 avec les jambes complètement défoncées et le vif espoir d’attraper rapidement un bus vers Pokhara. Le bus arriva rapidement heureusement. C’était la route qui fut plus longue que prévu par contre. Surtout qu’il n’y avait plus de place assise, nos jambes amorphes n’en pouvaient plus après une heure et demie dans cette canne de sardine.

Mais quelle surprise en arrivant à Pokhara ! La fête de Holi battait son plein ; band de musique rock, beaucoup plus de gens colorés, exagérément colorés ! Un regain d’énergie nous a donc pris, mais malheureusement la fête s’est rapidement terminée. Nous avons donc profité de notre retour à la civilisation pour prendre un énorme smoothie, de la bière et un solide Daal Bhat avant de nous réjouir d’une douche chaude et propre et nous évader au pays des merveilles.

Surtout que notre pays des merveilles est désormais peuplé de paysages grandioses et d’expériences inoubliables. En voici un fidèle témoignage ;

Trek du Tour des Annapurnas

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One Comment

  1. Wow mais quelle aventure…ma préférée……mais, je crois que ce serait trop high pour moi…le mal des montagnes…j’aurais eu peur de mourir parce que c’est dangereux quand même….:)….quel défi vous avez relevé…..super intéressant de vous lire.

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