Trek de la Cordillera de Sama

Du 4 au 5 mars 2016

Après 4-5 relances de la part de notre bonne amie Isa Barbeau pour aller faire ce Trek, on décide qu’on y va, peu importe les prévisions météorologiques.

Le setup du Trek est plutôt simple ; on saute dans un bus à partir de Tarija, on traverse de l’autre côté de la cordillère, on demande au chauffeur de nous laisser en plein milieu du Désert et on commence à marcher.

DSCN0233

Les kingpins du Mont Saint-Hilaire, du Mont Bellevue et certains téméraires du Mont-Royal pactent les petits et prennent la route pour faire un Trek de soft. Forts des recommandations de Monsieur SÉPAQ version bolivienne, on part en confiance avec une carte que l’on croit imperméable. C’est un Trek de maximum deux jours et il parait qu’on peut trouver une famille pour nous héberger la première nuit. Aussi, je pense que je connais ça la Bolivie et je suis convaincu qu’on va trouver de la bouffe sur la route donc j’en n’en n’apporte pas beaucoup ; voir pas. Une maudite chance que Isa est plus prévoyante, elle apporte du pain et 2-3 pommes. Nous sommes 4 en tout, dont deux grands ogres de 6’15’’.

Bref, tout pour dire que nous sommes parties avec pas grand-chose. D’ailleurs, voici l’équipement de survie de Isa ;

DSCN0241

C’est ainsi que l’aventure commence. On se fait domper à la Cruz de Pujzara en fin d’avant-midi. Il fait beau c’est pas croyable. Nous sommes joviaux, gonflés à bloc et mal orienté (pas besoin de guide que Monsieur SÉPAQ a dit).

Vu le peu de civilisation qu’on rencontre en début de Trek (ce qui apparait être un village sur notre carte est en fait quelques cabanes disséminées dans le flanc de montagne) je révise ma théorie de la nourriture et après de dures négociations, grâce à Isa, nous réussissons à s’approprier un nombre suffisant de calories dans le seul « dépanneur » de la place.

On longe donc de belles lagunes à l’écosystème plutôt exceptionnel, traverse ce petit « village » et on fait une cut à gauche bin sec ; direction la traversée de la Cordillera. Le peu qu’on puisse voire est le col où il faut s’enfoncer. De notre côté il fait beau et chaud et on dirait que de l’autre côté du col ça change. En effet, une heure plus tard nous avions cette visibilité ;

Le reste de la première journée s’est donc résumé à avancer à tâtons dans cette brume, pluie et vent, que notre collègue Jocelyn a baptisé Vluime. Je vous invite d’ailleurs fortement à lire sa version de notre Trek, notamment les Sept Épreuves de Sama. Son humour est excellent.

http://josebisson.blogspot.com/2016/03/no-17-tarija-reserve-de-sama_17.html?view=sidebar

Plus on avance, plus le temps passe, un classique. Ça commence à me donner des petits rush d’adrénaline quand on ne voit toujours rien passer 18 :00 et que le peu de luminosité qu’on avait continu de s’amoindrir. J’avais pas peur mais… dormir à la pluie et au froid en « pas de tente » j’avais jamais fait ça et je trouvais que c’était une très mauvaise opportunité pour commencer.

C’est là que Doña Faotima, la seule personne de la Cordillère à posséder un refuge, nous est apparu comme notre réelle salvatrice. Sympathique comme Trump avec les mexicains, elle réussit à nous montrer la place ou on dort, en prenant bien soins d’enlever une porte devant la porte du bâtiment faisant office de refuge. Finalement, on réussit même à lui suggérer que ça serait peut-être intéressant s’il y avait un peu de nourriture que nous pourrions manger, moyennant une contribution financière. Les pâtes qu’elles nous a cuisiné ont sérieusement été le point tournant de cette journée dure sur le mental. Elle a complètement sauvé la game et l’humeur du groupe. Pour maximiser son apport calorique, Jocelyn a mis près de 10 cuillère à soupe de sucre dans son thé ; du sucre à saveur de thé.

Deux trois tournées d’un jeu de carte Russe vraiment le fun et aweye dans couchette, en quadruple cuillère parce qu’il fait encore frette.

Le lendemain, frais comme des roses de la St-Valentin mi-mars, on met nos souliers de 15 lbs chaque et on part sur le sentier des Incas. Pas trop long que la trail ressemble à ça ;

DSCN0248

Notre expertise des montérégiennes ne nous permettait pas de comprendre comment ça marche ici. On a donc perdu notre temps pendant plus de deux heures à se faire des ponts de roche pour traverser la rivière aléatoirement. On ne voyait pas réellement de sentier et notre temps précieux s’écoulait. C’est là que surgit une boule multicolore de la rivière en gougounne. Baragouinant mi-espagnol-mi-guarani-mi-quechua, on comprend que le sentier traverse effectivement la rivière, mais la rivière toi chose !

Au début c’était pratiquement plaisant. J’ai même pris la peine d’enlever mes souliers. On descendait dans une vallée, la rumeur cours que l’eau aussi descend dans la vallée, le contraire se présentant rarement dans la nature. Bref, au fil des traverses, la rivière se gonflait de plus en plus, jusqu’à l’étape ultime ; de l’eau jusqu’aux hanches (ça dépend pour qui) et du courant assez fort pour craindre de transformer ton expérience de Trek en expérience de Rafting.  Après une bonne demi-heure à chercher la traverse la plus douce, nous triomphons et empruntons, enfin, un sentier qui ressemble à un sentier. Toutefois, ce sentier représente la 7e épreuve selon Jocelyn : « Le calvaire de la descente des 5000 marches mouillées. » (http://josebisson.blogspot.com/2016/03/no-17-tarija-reserve-de-sama_17.html?view=classic)

À termes de cette descente pas facile, nous arrivons enfin dans des plaines, où apparait tranquillement des formes de civilisations. La traverse de rivière ne nous faisant plus peur, on en traverse encore quelques-unes avant d’arriver au point final du Trek, une petite agglomération, dont le sympathique chien qui jappe comme Shakira. Le dernier transport vers Tarija, on venait de le manquer. Grâce à la souplesse des boliviens, on réussit à négocier avec une madame pour que son mari revienne nous chercher pour nous donner une ride jusqu’à Tarija.

Ce fut donc toute une expérience de Trek. La pluie et la brume pendant deux jours ont malheureusement réprimé tous désirs de voir de beaux paysages.

Il faut en retenir une expérience de découverte de limite, de capacité à gérer l’inconfort & l’inconnu. Merci aux camarades de cette expédition pour avoir gardé un mental d’acier.

À refaire dans de meilleures conditions climatiques et en sachant ou aller. Si par quelconque hasard, vous êtes un lecteur / une lectrice qui se retrouve à vouloir faire se Trek (probabilité très faible), n’hésitez pas à me contacter pour avoir des infos.

Autrement, voici le peu de photos de ce Trek !

Cordillera de Sama

[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0233.jpg]1020
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0234.jpg]510
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0235.jpg]370
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0236.jpg]320
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0237.jpg]290
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0238.jpg]270
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0239.jpg]310
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0240.jpg]330
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0241.jpg]320
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0242.jpg]440
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0243.jpg]350
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0244.jpg]320
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0245.jpg]250
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0246.jpg]260
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0248.jpg]250
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0250.jpg]240
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0251.jpg]390
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0252.jpg]290
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0254.jpg]320
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0256.jpg]320
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0257.jpg]340
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0259.jpg]330
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0260.jpg]280
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0261.jpg]260
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0262.jpg]210
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0263.jpg]240
[img src=http://www.usherbrooke.ewb.ca/guimonduchemin/wp-content/flagallery/cordillera-de-sama/thumbs/thumbs_dscn0264.jpg]280

Comments are closed