Nos stages QSF au Honduras

Deux stages au Honduras complètement différents ! 

Si nous pensions que d’être à environ 200 km cet été ressemblerait à notre dynamique Sherbrooke-Québec, laissez-nous vous dire que nous étions dans le néant total !

Maude était dans une communauté retirée de Tegucigalpa (Capitale du Honduras) qui se nomme Santa Lucia. P-A, de son côté, était dans un splendide petit village à l’extrême sud du pays, près de la frontière du Nicaragua. En effet, nous étions à quelques 200 km de distance, rien d’impressionnant selon nos habitudes. Il faut savoir que parcourir ces quelques 200 km prenait au moins 6 heures, bien différent que monter à Québec en 2 heures haha ! (Actualisez votre page si le plan ci-dessous n’apparaît pas)

[map:https://maps.google.com/maps?saddr=San+Marcos+de+Col%C3%B3n,+Choluteca,+Honduras&daddr=13.6863955,-87.3422029+to:13.9979699,-87.193125+to:14.0942712,-87.155479+to:Santa+Luc%C3%ADa,+Francisco+Moraz%C3%A1n,+Honduras&hl=es-419&ie=UTF8&ll=13.552552,-86.926575&spn=1.428463,2.705383&sll=13.651992,-87.222519&sspn=0.356975,0.676346&geocode=FTrpzAAdIXfT-imVVWAcS9FxjzFApO09jZEH2A%3BFXvW0AAdhkPL-ikzf1DnC-VvjzGqKqb2_Xirsw%3BFZGX1QAd24nN-ik5zyYQ2r1vjzHwFc_DZfOgkw%3BFb8P1wAd6RzO-ikBNa5uT6NvjzHmLVy7GNJ7Ng%3BFQhg1wAdG8_O-ikTtTfi7qRvjzFhs_XG_44BYA&oq=San+Marcos+de&mra=dpe&mrsp=1&sz=11&via=1,2,3&t=m&z=9 80% 480]

(Cliquez sur “Zoom in” en bas dans le coin gauche sous la carte pour voir le chemin exact !)

Parallèlement, nous pouvons affirmer qu’à termes de nos stages, il n’y a pas que la distance et le temps qui nous séparait temporairement. Le contenu de nos mandats et les rôles respectifs que nous y jouions étaient complètement différents.

Maude, étant en partenariat avec un organisme luttant pour faire respecter les droits de la femme hondurienne, travaillait dans l’un des deux pôles cosmopolites du Honduras; Tegucigalpa. Elle était stagiaire dans ce stage QSF, dit spécialisé. Son groupe se rendait quotidiennement dans la capitale soit pour travailler dans les bureaux mêmes de « Calidad de Vida », l’organisme mentionné ci-haut, ou pour travailler dans une école venant en aide aux jeunes femmes n’ayant pas de moyen pour aller à l’école ou travaillant comme femme domestique. En pratique, leur quotidien était de faire des entrevues personnelles servant à détecter des problématiques vécues par les jeunes filles de l’école afin de donner le pouls de la situation à Calidad de Vida pour deux raisons; mieux intervenir après l’étude et documenter le type de violence vécue par des travailleuses domestiques, domaine peu connu et documenté.

P-A, vivant à San Marcos de Colon, était dans une tout autre dynamique, par le simple fait des différences entre la ville et les milieux ruraux. Accompagnateur de son groupe, il ne jouait pas de rôle direct et concret dans la réalisation du mandat de stage qu’était de rénover une école maternelle et de faire de la sensibilisation par rapport à l’environnement. C’est-à-dire que son rôle d’accompagnateur l’emmenait à focaliser son attention sur l’ensemble des relations entre les acteurs du stage; les familles d’accueil, le partenaire du sud, les enseignantes des écoles du projet, l’AMIE, les stagiaires, etc. Aussi, il était responsable de la santé, de la sécurité et de l’administration du budget. Évidemment, pour ceux qui le connaissent, il s’est aussi impliqué directement dans la réalisation du mandat, spécialement en ce qui a trait aux réalisations techniques; approvisionnement du matériel, soumission, dimensionnement de certains items de rénovations, etc.

Bref, il est clair que nous étions dans deux mondes bien différents. L’un dans un monde de pouliche a travaillé avec des sourires d’enfants et l’autre à vivre la réalité de jeunes filles vivant dans des situations d’extrêmes violences. Le partage de nos expériences tout au long de cet été hors du commun fut très riche. Deux rôles, deux mandats, deux lieux de stage, deux OCI, mais un seul pays et une seule passion : la solidarité internationale.

Laisser vos commentaires !