Bons vins, bonne bouffe, bienvenue à Mendoza

Argentine, Région de Mendoza, 7 au 9 mars 2016

Après le Trek de Sama, de la nourriture en quantité industrielle et une bonne nuit de sommeil, on part vers l’Argentine (avec Jocelyn et David). L’agence de bus nous avait mis ça big ; « On vous prend à la porte de votre logement et la bouffe et le whisky sont fournis jusqu’à Mendoza. »

On s’embarque donc dans une belle ride de plus de 30 heures entre Tarija (Bolivie) et Mendoza (Argentine). Méchant flop, pas de bouffe, pas de Whisky, pas de paroles, pas de classe. Souvenirs amers de la Bolivie, pauvres eux autres. D’autant plus que c’est connu que traverser des frontières au milieu de la jungle en Amérique du Sud c’est toujours plaisant et facile. Peu importe, on s’est rendu.

Le changement est radical. Mendoza est une ville moderne avec des bâtiments aux grandes façades d’inspiration européenne. J’ai compris plus tard que l’Argentine au complet est européanisée, surtout aux yeux d’un gars comme moi qui a jâmas mis les pieds sur le vieux continent. En fait, c’est mon premier vrai voyage dans un pays développé, avec deux princesses en plus. C’est plaisant, ça fait du bien. C’est eux autres les deux belles princesses ;

2016-03-07 20.02.21

Bref, notre passage à Mendoza n’avait qu’une seule raison officielle, prendre un bus vers un village de la campagne pour aller rejoindre un projet de Earthship. Malheureusement, on arrive une coupe de demi-heures trop tard pour s’en aller à Général Alvear, le village où on doit rencontrer le proprio du projet de Earthship. Les trois petits garçons sont donc confinés à rester à Mendoza, capitale vinicole de l’Argentine et reconnue pour sa gastronomie. Des vignes de même, il y avait juste ça à l’extérieur de la ville ;

DSCN0270

On n’a pas fait ça à moitié ; une grosse lasagne en plein milieu d’après-midi avec des bonnes bières, une dégustation de vins animée en pleine rue du centre-ville (gratuitement !) et ensuite une vraie dégustation de vins. À nos trois on ne formait même pas un demi-connaisseur de vins, mais sans importance ; la dégustation qu’on s’est offerte dans une véritable Vinothèque m’a probablement marqué à vie. Le professionnalisme et les connaissances du proprio en parallèle de la qualité des vins étaient complètement au-dessus de nos attentes. Un blanc, un rosé, trois rouges, dont un fameux Malbec, un mixte et un rarissime Bonarda.

2016-03-07 22.06.43

Tous incroyables. Pis ce n’était pas des coupes de cassés ; cinq belles coupes généreusement remplies pour chaque vin. Allumés comme une TV cathodique après toute cette bonne boisson, on est allés s’installer dans une place chaudement recommandée pour les fameuses Parilladas argentaine. Le comble du bonheur avec cette viande d’une qualité exceptionnelle et une cuisson parfaite. C’est dur à comprendre à quel point il est possible de faire de la si bonne viande. Ça valait bien un bill en haut de 1000 ;

2016-03-08 00.31.29

En sortant du resto, nous étions même plus capables d’envisager de prendre une bière tellement on était plein. Retour à l’hôtel pour transpirer sagement notre vin et notre gras et partir en forme demain pour le WWOOF.

Comments are closed