La fin ne justifie pas les moyens

La fin ne justifie pas les moyens

Voilà. Ça y est. Borne mentale atteinte. Il me reste aujourd’hui, jour pour jour, quatre semaines en Zambie. Beaucoup de dernières fois en perspective. Thématique de ce billet : la fin.

Je vous écris ça d’une traite, comme ça sort. À vif. Comme de l’eau salée sur une plaie.

La fin, il faut en parler avant qu’elle arrive parce que sinon il sera trop tard.

Il ne vous reste que 28 jours, chers lecteurs, pour correspondre.

J’ai reçu des courriels, merci. Je reçu des appels, merci. J’ai entendu dire qu’outre Skype, il est possible d’appeler au +260976944975 via gmail et qu’en plus c’est moins cher.

*Intermission* (Ça vous manquait?)

Je viens de me faire expulser de toute urgence de mon lieu de travail. Les inspecteurs du district arrivent dans quelques minutes et les installations électriques ne sont pas règlementaires. Il faut quitter le bureau avant qu’ils arrivent et éviter de payer une amende. Je reprends l’écriture depuis le magasin de mon ami Energizer.

*Retour du programme principal*

Plus que 28 jours. Je devrais passer deux semaines à Manyinga. Dernières semaines avec ma famille d’accueil. Dernières semaines avec les amis. Ensuite une semaine à Kasempa. Dernière semaine de travail. Et pour finir en beauté, dernière semaine dans le transport vers Lusaka en plus d’un petit arrête à Vic Falls. Derniers moments en Zambie avec le reste du groupe d’ISF. Une fois la Zambie terminée, derniers trois jours à Toronto avec le groupe. Ça n’en finit pas de finir. C’est épuisant, les adieux.

*Pause publicitaire*

Saviez-vous qu’à Victoria Falls on peut faire le Lion Walk? Une marche d’environ deux heures en compagnie de trois lions. Mon objectif : caresser des lions avant de rentrer à la maison. Pour la modique somme de seulement 150$.

Je regarde un film zambien en même temps. La meilleure scène : deux personnes dans un lit entrain de… vous savez quoi. Lorsque que tout à coup, la femme prend un couteau et coupe le pénis de l’homme.

Commentaire d’Energizer : These bitches I tell you, you should be careful with them. They are killers. All they want is your money.

*Retour au programme principal*

Avec la fin, vient le rapport de stage. Ce que je retire de mon séjour en Zambie? Beaucoup de rencontres, assurément. Surtout des Zambiens, mais aussi des Canadiens et des États-Uniens. J’ai passé tout l’été dehors au soleil. J’ai bronzé. On m’a mis au défi de ne pas raser ma barbe pendant le dernier mois. On va rire. Les cheveux aussi seront épargnés. Pourquoi je vous raconte ça au juste?

J’ai maintenu la course pendant deux semaines. J’ai même réussi à éprouver du plaisir. Pourquoi arrêter? Je ne me sens pas à l’aise d’être un Blanc qui coure comme ça, tout seul, trou noir à attention. Mais à la limite ça passe. La goutte d’eau a été le gars saoul qui a décidé de courir avec moi. Il y a ben des limites.

La mort est une forme de fin.

Funérailles princières. Le Prince est mort. Le fils de Son Altesse Royale le Chef Je-ne-me-souviens-pas. Il y a des rumeurs qui disent que son foie n’en pouvait plus. J’y ai assisté, aux funérailles. J’ai été surpris de savoir que «la présence de Rent-to-Own» avait été appréciée.

Mon chien est mort aussi. Au Canada. Je l’ai appris il y a deux semaines. Ce n’est pas trop mon genre de me confier dans les Internets mais vous comprendrez pourquoi. J’ai raconté cette histoire à mon ami Given surnommé «The One». Il m’a raconté comme quoi lui aussi avait un chien, mais qu’il s’est fait manger par un crocodile.

Parce que la fin est un commencement

D’un point de vue holistique, une fois cette histoire de Zambie et de stage terminée, il y a une panoplie des gens et de projets qui m’attendent pour débuter. Je reviens le 28 août à Toronto, 31 août à Montréal et le 2 septembre à Sherbrooke. Je manque la première semaine de cours. Simplement une constatation.

La vie ne s’arrête pas pour nous lorsqu’on part comme ça. Ensuite faut mettre les bouchées doubles pour rattraper. Un peu ma façon à moi de vous dire que j’ai hâte de vous voir j’imagine.

Je m’ennuie de vous. Je vous laisse là-dessus.

 

Gabriel

 

J’oubliais, j’ai mangé une bonne grosse barbotte pour dîner aujourd’hui et des ménés séchés pour souper hier. MIAM!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ah pis j’ai fait changer mon adresse pour celle de Sherbrooke. J’ai bien le droit de voter où j’habite. Ouhlala. Gabriel Bélanger-Dubois. Action politique. Hahahahahaha Je suis tellement impliqué.

 

3 thoughts on “La fin ne justifie pas les moyens

  1. Hehe nous aussi on s’ennuie de toi Gab.Je suis triste de savoir que Maya est morte, mais comme tu le dis la mort est une fin et on y peut rien. C’est cool que tu arrives juste a temps pour pouvoir voter contre notre clown provincial. Au fait je savais pas que ton nom c’etait Belanger-Dubois. Tu vois meme apres 7 ans qu’on se connait j’en apprend toujours sur toi. A bientot jeune blanc

  2. De 1 – L’histoire du chien et du crocodile me fait encore rire
    De 2- Attention Gab trop d’action politique! Anyway tu risque de rentrer en pleine campagne, normalement demain il y a déclenchement d’élection je crois
    De 3 – La fin c’est vraiment une fin, ou comme pour la fin de ton voyage c’est plutôt une charnière vers autre chose?
    De 4 – 2 Septembre, Sherbrooke, tu sais quoi!

  3. Pingback: Tuto bourse

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