Livin’ the Good Life (et transports, la suite)

Modifications à apporter au dernier article :  Finalement les passagers de trop dans l’autobus ne sont pas débarqués. Le conducteur a reçu un papier des policiers affirmant comme quoi il contrevenait aux règles et qu’il ne pouvait pas se faire arrêter une seconde fois pour cette raison dans les 24h suivantes. Une fois le dernier poste de contrôle passé, le conducteur a embarqué autant de passagers que c’était physiquement possible. Des gens debout partout.

 Je suis débarqué (avec Mark, le patron de Rent-to-Own, pour qui je travaille) sur le bord de l’autoroute (50 km avant Solwezi) au milieu de ce qui me semblait être nulle part. Il fait nuit noire. Lampe de poche à la main, on marche deux kilomètres sur un chemin de terre au beau milieu des herbes hautes. On croise Brian (mon responsable de stage, qui travaille pour ISF comme African Program Staff) qui nous guide jusqu’à une maison.  La maison appartient à une Canadienne.. Électricité au milieu de la brousse grâce aux panneaux solaires (juste assez pour s’éclairer le soir), réseau pour le téléphone et Internet accessible, cuisine sur le feu et canards dans le jardin. Glamour camping.

————————–

Samedi, visite de Solwezi, une des plus grandes villes de Zambie. Le développement y est important à cause de l’industrie minière. L’autoroute est même entretenue par les compagnies minières qui préfèrent payer pour sa bonne condition au lieu de laisser le gouvernement s’en occuper et devoir réparer leurs camions. Le trafic est impressionnant. Camions transportant de l’acide et du diesel vers les mines et camions remplis de matériaux ou vides dans le sens inverse. 24/24 7/7. On y trouve aussi un club de golf où résident des employés des mines et leur famille. Bel endroit privé, levé de soleil avec des zèbres dans le jardin. Toujours pas de départ vers Manyinga (où j’habiterai, 4h-5h de Solwezi), nous attendons patiemment le retour de ceux qui sont sur le terrain.

Je me dois d’ajouter «faire du pouce» à la liste des moyens de transport. Après de longues minutes de soleil sur le bord de la route, premier tour de camion! Et marcher aussi. Pour marcher j’ai marché. ISF me prête un casque de moto, je vous en donnerai des nouvelles.  Beaucoup de gens vont à vélo. Il y a la compagnie Zambike qui, j’ai entendu dire, offre des produits de qualité. Parlant de Zam-qqchose. Vous trouverez la boucherie Zambeef et le slogan Be Zambitious!.

Sujet fort intéressant, en tout cas selon moi. Ici, on conduit à gauche. British style. C’est aussi la raison pour laquelle il y a moins de motos qu’au Burkina. WTF? Voitures avec le volant à droite, voiture importées directement de l’Afrique du Sud ou du Japon. Presque le même prix qu’une moto. Voiture avec le volant à gauche, importées de l’Europe ($$$) et motos moins chères.

————————-

C’est lundi, enfin vers Manyinga! Ça fait quelques jours qu’on souhaite partir. Patience. Réunion de RtO en compagnie de ceux qui étaient partis avec la voiture sur le terrain. J’ai aussi rendu visite à un ami de Brian au bureau de l’immigration. Je suis légal. Départ Manyinga? Non. Problème de voiture, réparation de voiture, problème de réparation de voiture, achat de nouvelle pièce, installation de nouvelle pièce, problème d’outil, obtention de l’outil en question, installation de nouvelle pièce phase  2, panne d’essence, aller chercher de l’essence à pied avec un bidon, station service vide, aller à l’autre station service, revenir, remplir la voiture. Finalement il est tard et il faut à tout prix éviter de conduire la nuit. Pas de départ pour Manyinga.

Hébergement chez une 2e Canadienne, amie de la 1ère, qui habite au club de golf. Elle travaille comme enseignante pour les enfants des employés des mines. Livin’ the good life. J’ai eu droit à une douche chaude avec pression. Vous aussi au Canada, je sais. Sauf que moi ça fait 2 semaines que je me lave à la douche d’eau froide ou bien à la bassine d’eau tiède. J’ai aussi fait mon lavage dans une machine! WOW. Et sécher à la machine. Je ne pouvais pas laisser passer cette opportunité. WiFi, extase technologique. On marche vers le restaurant/bar pour voir s’il y a un peu d’action, mais sans trop d’attentes puisque c’est lundi. Le fort est à 5000 kwacha l’once. 1$ le whisky. Heureusement que ça ferme à 20h le lundi soir. J’ai dormi dans le lit le plus confortable que j’ai eu depuis un bon 2-3 semaines.

Café le matin, départ 6h30 direction Manyinga. Pas vu de zèbres.

BONUS :

  • j’ai vu une tête de crocodile flotter dans une piscine
  • en voiture, passé à un fil de frapper des chèvres qui se reproduisaient au milieu de l’autoroute
  • je vous ferai un article sur les animaux intitulé  Beware of Puppies

 

2 thoughts on “Livin’ the Good Life (et transports, la suite)

  1. Très bien! Merci beaucoup pour vos commentaires. En mai 2011, je suis arrivé à Chipata et mon ami Chris Pelkey est arrivé à Solwezi.

    Je trouve vos remarques sur l’industrie minérale très intéressant. Le contraste entre régions sans l’industrie ou l’investissement (e.g. le province nord) est évident. Avez-vous vu les champs verts de la province centrale qui ressemblent à ceux du Canada?

    Zambeef me manques. Ils vendrent yaourt, si vous êtes chanceux!

    Je suis content que vous êtes arrivé en toute sécurité … évidemment c’est un long voyage…

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *