La patience est une vertu

Quoi de mieux en cette journée ensoleillée pour vous parler du transport. J’ai quitté Lusaka ce matin en direction de Solwezi. J’ai le temps de vous écrire.

Tout a commencé avec l’avion. Le moyen de transport rapide pour les gens pas pressés.

  • Toronto – Washington : 1h30
  • Attente : 2h00
  • Washington – Dakar : 7h00
  • Attente : 1h00
  • Dakar – Johannesburg : 8h00
  • Attente : 2h00
  • Johannesburg – Lusaka : 2h30
  • Décalage horaire : +6h00

J’ai eu la chance d’expérimenter différents moyens de transport durant mon sé«jour à Lusaka.

Le taxi. Très pratique, il y en a deux types. Les taxis bleus enregistrés (officiels) qui coûtent un minimum de 15000 ZMK ou 15000 kwacha ou 15 pins. Considérez 1$ = 5000 kwacha. On y reviendra pour l’argent.  L’autre type de taxi ce sont des chauffeurs qui klaxonnent les piétons. Ils font ça de leur journée. On les trouve un peu partout. Le prix varie en fonction de la distance à parcourir, évidemment.  L’important avec les taxis est de s’entendre sur le prix à payer avec le chauffeur avant d’embarquer.  Il n’y a pas de compteur. Certains ont un chauffeur de taxi (non-officiel) favori. À force d’appeler toujours le même, on peut avoir de bons prix.

Minibus. L’autre moyen de transport en commun vraiment efficace. Il y a des arrêts de bus un peu partout aussi. Vous n’attendez pas longtemps, il en passe plus que fréquemment. Entre tout le monde tant qu’il y a de la place. Facilement une quinzaine de personnes entassées. Ne vous imaginez pas un petit autobus. Disons plutôt  un Westfalia avec des bancs. N’oubliez pas de négocier votre prix. En fonction du trajet, nous avons réussi à voyager entre 2000 et 3000 kwacha par personne. Il y a le chauffeur au volant et le conducteur qui collecte l’argent assis avec les passagers. Deux personnes bien différentes. Respect the conductor and trust the driver.

Camion. On a eu la chance de se promener en camion, assis en arrière dans la boîte. Un peu le sentiment d’aller aux pommes. Sauf qu’ici c’est la norme.

Autobus. Je suis parti ce matin de Lusaka en direction de Solwezi. Dix heures de route. Ce n’est que le début. Je devrai prendre le bus de Solwezi pour une autre journée en direction de mon lieu de travail «sur le terrain». Mais pas demain et c’est tant mieux. Grâce à une chance plus forte que moi, je suis dans un autobus voyageur confortable style «Grey Hound».  Les autres sont possèdent des rangées de 5 sièges au lieu de 4. Vive la proximité longue durée.

Puisque notre autobus est un time bus, il devrait partir à l’heure. 8h00. À 9h00 le chauffeur allumer le moteur. À 9h30 le conducteur part la musique. À 10h00 on part. Les autobus sont tous des time bus et ceux qui vendent des billets voudront bien vous dire ce que vous souhaitez entendre. Bien assis dans l’autobus, attendant le départ, les passagers reçoivent la visite de vendeurs de n’importe quoi : montres, CD, DVD, eau, jus, muffins, bijoux, parfums, perruques, lunettes de soleil, fruits, saucisses, etc. Et un lecteur de la Bible contre de l’argent.

Il y a des règles sur la route et les respecte qui veut bien. Les piétons n’ont certainement pas la priorité. Notre chauffeur a attaché sa ceinture lorsque nous sommes arrivés à un poste de contrôle, un barrage routier. L’autobus a été inspecté et la compagnie de bus a remboursé à deux passagers leurs billets puisqu’ils étaient dans l’obligation de débarquer…  trop de passagers.

Je viens juste de me faire arrêter à un autre point de contrôle. J’avais mon passeport et mon reçu de visa mais pas d’étampe dans le passeport. Les officiers de l’immigration me laissent passer puisque j’ai mon reçu de visa, mais je devrai arrêter par leur bureau à Solwezi me faire étamper.

4 thoughts on “La patience est une vertu

  1. Salut Gabriel,

    Bienvenue en Afrique. La devise de Carrefour à une certaine époque était “s’attendre à l’innattendu”. Je constate que c’est toujours de mise. En te lisant, je revis mes séjours en Afrique, Au Mali, au Niger, au Sénégal… Je me souviens de mon premier séjour où , à la blague, nous disions que l’attente était une activité en soi. On attendait toujours. On ne savait généralement pas pourquoi mais c’était comme ça. Cela fait partie de la vie tout simplement. À plus! Francine

  2. J’ai vraiment hâte de lire votre blog cet été. J’étais une JF en Zambie l’été dernier, et je me sens vraiment nostalgique en lisant votre blog! Personne et rien n’est jamais à l’heure, ce qui peuvent parfois être très frustrant, mais parfois aussi je l’ai trouvé d’être une qualité vraiment attachante de la Zambie. Apprécier chaque minute! 🙂

  3. WoW Gabriel c’est le debut d’une mechante belle aventure. Il faut dire que la culture doit etre vraiment differente, le don’t worry about time c’est tres different de notre societe hyper agressive sur l’heure. J’espere que tu t’amuses et j’esperes que tu vas rencontrer du monde passionant

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